Comparer deux contrats santé collective, ligne par ligne

    Deux tableaux de garanties ne se comparent pas tels quels. Chaque assureur a ses intitulés, ses bases et ses unités, et les limites qui changent le montant sont souvent écrites ailleurs. La méthode tient en cinq étapes : aligner les garanties, les ramener à la même base, lire leurs limites, écarter les rappels de la loi, puis chiffrer l'écart en euros.

    Mis à jour le · Code de la sécurité sociale (art. R. 871-2) ; décret n° 2019-21 du 11/01/2019 ; Assurance Maladie (ameli.fr), bases officielles 2026 figées le 28/09/2026.

    1. Mettre chaque garantie en face de son équivalent

    Le même acte peut porter un autre nom d'un contrat à l'autre, ou être regroupé avec d'autres actes. Avant de comparer un chiffre, il faut s'assurer que les deux lignes couvrent le même acte, pour le même public.

    2. Ramener tout sur la même base et la même unité

    • BR, BRSS, TC et TR désignent la même base de remboursement.
    • « RO inclus » compte la part de la Sécurité sociale ; « en complément du RO » ne la compte pas. Sur une prothèse dentaire remboursée à 60 % par la Sécu, « 200 % BR en complément du RO » vaut « 260 % BR RO inclus » (le piège en détail).
    • Un forfait en euros se compare tel quel. Un montant en % du plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS, 4 005 € par mois en 2026) se convertit en euros (2 % PMSS = 80,10 €), jamais en % BR.

    3. Lire les limites, pas seulement le montant

    Deux montants identiques peuvent couvrir des choses différentes. Les limites à relever :

    Même montant, autre portée
    Ce qui est écritCe qu'il faut lire
    « 1 400 € pour les deux oreilles »Un montant pour deux aides auditives, pas par oreille
    « 150 € pour 2 montures »Un montant pour deux équipements
    « 100 € par paire, 2 paires par an »Un montant par paire, et un nombre de paires
    « par an et par bénéficiaire »Un plafond qui se consomme au fil de l'année
    « tous les 2 ans », « tous les 4 ans »Un délai de renouvellement

    4. Écarter ce qui ne fait que rappeler la loi

    « Monture limitée à 100 € », « 1 700 € par aide auditive », « dans la limite des PLV » ou « forfait journalier sans limite de durée » sont les règles du contrat responsable et du 100 % Santé. Ces phrases sont les mêmes dans tous les contrats responsables : elles ne départagent rien. Les garder dans un comparatif crée de faux écarts.

    5. Traduire l'écart en euros, page à l'appui

    Un écart de pourcentage se lit en euros. Sur une couronne de molaire (base 120 €), passer de 250 % BR à 300 % BR vaut 60 € par couronne. Chaque valeur relevée doit renvoyer à sa page dans le contrat ; une garantie absente du document reste « Non précisé », jamais une valeur supposée.

    Ce qu'Avelior fait de ces cinq étapes

    Avelior fait ce travail sur vos contrats collectifs / TNS :2 à 4 heures de travail expert par comparatif, rendues en quelques minutes. 339 façons d'écrire une garantie ou une base de remboursement, harmonisées : même base, même unité, chaque garantie face à son équivalent. Chaque écart est traduit en euros et chaque valeur renvoie à sa page. Vous vérifiez, vous corrigez, vous exportez. Avelior ne note pas, ne classe pas et ne recommande aucun contrat : le conseil reste le vôtre.

    Questions fréquentes

    Comment comparer deux contrats de mutuelle d'entreprise ?

    En cinq étapes : mettre chaque garantie en face de son équivalent, tout ramener en % BR Sécurité sociale comprise ou en euros, lire les limites (par an, par bénéficiaire, par oreille, délai de renouvellement), écarter les rappels de la loi communs à tous les contrats responsables, puis chiffrer l'écart en euros.

    Deux contrats au même pourcentage remboursent-ils la même chose ?

    Pas toujours. L'un peut écrire le pourcentage « RO inclus », l'autre « en complément du RO » ; une limite par an, par bénéficiaire ou pour deux équipements peut aussi réduire le montant réel. Il faut lire la ligne entière, limites comprises.

    Que faire quand une garantie n'est pas précisée dans le contrat ?

    La noter « Non précisé » et la vérifier auprès de l'assureur, sans supposer une valeur. Un comparatif qui comble les vides par hypothèse fausse l'écart et engage le conseil du courtier.